coaching niche spécialisation

Quelle est la différence entre une niche et une spécialisation en coaching ?

Vaut-il mieux être un petit poisson dans un gros bocal ? Ou un gros poisson dans un petit bocal ?

Si tu as l’impression de déployer beaucoup d’énergie pour peu ou pas de résultats, il y a de fortes chances que tu sois le petit poisson en compétition avec les gros qui font la même chose depuis un certain temps.

On est toujours petit quand on démarre, me diras-tu.

Pas forcément si tu cibles stratégiquement un segment du marché bien précis.

Mais quand il s’agit de choisir un public cible, beaucoup de coachs en début de carrière font un amalgame entre la notion de niche de marché et celle de spécialisation.

Une erreur qui personnellement m’a coûté un an et demi de travail et d’investissement.

On pense que choisir une spécialisation (coaching de vie, de carrière, en développement personnel, en image, bien-être, business etc.) c’est choisir par conséquent un public cible.

Une spécialisation en coaching est un premier ciblage, mais la démarche est incomplète.

Deux notions distinctes :

  • Une spécialisation en coaching c’est la grande thématique que tu choisis pour ta pratique. Par exemple tu peux te spécialiser dans la reconversion professionnelle, l’entrepreneuriat, la perte de poids, la confiance en soi, le bien-être etc.
  • Une niche n’est pas un type de coaching ou une thématique. Il s’agit d’un groupe de personnes qui ont des caractéristiques communes, qui se confrontent à la même problématique et qui ont un même objectif.

Dans une spécialisation il peut y avoir plusieurs niches qui ont des problématiques diverses et qui en sont à différents stades de leur résolution.

Si on prend le domaine de la reconversion professionnelle, on ne se confronte pas aux mêmes challenges à 30 ans qu’à 55. Ce sont deux niches différentes, avec des questionnements et défis bien spécifiques.

On ne coache pas non plus de la même manière une personne qui n’a absolument aucune idée de ce qu’elle aimerait faire et une autre qui a déjà une idée bien précise. L’approche sera différente d’un cas à l’autre.

« Oui mais il y a plein de coachs en reconversion professionnelle qui gagnent très bien leur vie en restant généralistes. »

Certes.

Mais si on fait une recherche rapide sur ces coachs on remarque qu’ils sont installés depuis déjà quelques années sur le marché, à un moment où peut être il y avait moins de contenu autour de la reconversion professionnelle. Ou sinon ils ont un nom accrocheur ou une image de marque très forte qui les rend reconnaissables par le public.

La vraie question à se poser :

  • Comment peux-tu te démarquer si tu restes dans une communication générale et si tu traites des mêmes sujets que tes collègues (qui ont déjà un certain poids sur le marché) ?

L’image de marque compte aussi mais c’est un processus plus long qui demande du temps et de la patience.

Choisir une niche, un public cible est une solution rapide et efficace pour faire la différence dès le début et te faire remarquer par les personnes qui se reconnaissent dans une problématique particulière.

  • Pour te donner encore un exemple concret, prenons Sonia Valente, coach en reconversion.
  • Elle ne parle pas de la transition professionnelle au sens général mais elle s’adresse à un public bien spécifique : les femmes multi-potentielles. Ce sont les femmes qui ont des centres d’intérêt multiples, qui n’ont pas une seule vocation et pour qui il est très difficile de faire un choix professionnel pour la vie.
  • Ça c’est une vraie niche, avec des caractéristiques et des challenges bien précis. Les femmes qui se sentent concernées par la multi-potentialité vont sûrement prêter une oreille plus attentive à ce que Sonia a à transmettre, qu’à un coach lambda qui parle de la reconversion professionnelle au sens général.

Stop aux mots fourre-tout !

Les mots fourre-tout sont tes pires ennemis dans ton activité de coach, et une source de blocage.

Dans un article précédent on a vu que les gens n’achètent pas du coaching, encore moins quand il s’agit de mots aussi vagues que : « vie », « carrière », « développement personnel », « image », « bien-être » etc.

Pour rendre les choses plus clairement :

  • La spécialisation répond à la question « QUOI ». C’est ce que tu fais et le type de coach que tu veux être. Mais ça ne parle pas forcément à tout le monde parce que les mots sont trop flous.
  • La niche répond à la question « QUI ». C’est ton public, la tribu que tu veux servir.

Il t’est déjà arrivé de te dire :

« Je suis passionnée par mon métier et mon sujet mais je ne sais pas quoi publier sur les réseaux sociaux. Je n’ai pas d’idée d’article pour mon blog » ? 

Cette situation arrive quand ton sujet est trop général, et par conséquent le public auquel tu t’adresses aussi.

  • Prenons l’exemple du coaching en bien-être.
  • Le bien-être peut se travailler tant à un niveau personnel que professionnel, à un niveau physique que psychologique. Il englobe la santé, la réalisation de soi, les relations, l’argent, la qualité de vie et ainsi de suite. Autant de significations que de personnes.
  • Il y a une multitude de sujets que tu pourrais traiter dans cette thématique et c’est paralysant. Tu n’es pas focus sur un public et un problème spécifique, par conséquent tu ne sais pas ce qui pourrait les intéresser dans les nombreux sujets que tu pourrais traiter. 

Quand ton public est vague, ta communication est floue et pas percutante.

Et toi ? As-tu choisi ta niche ?

Quelles sont les difficultés que tu rencontres?

Commentaires

  1. jessica

    J’avoue que je galère. Je n’ ai pas envie d’être trop spécifique même si je comprends tout à fait le but. Je cherche à me spécialiser sur la confiance en soi, l’estime de soi. Que la femme arrête de s’oublier, pense à elle, prenne conscience de sa valeur et OSE. OSE entreprendre, OSE se réinventer, OSE postuler à un super poste qui lui fait de l’oeil. Je souhaite accompagner les femmes ( plutot la trentaine) à donner un sens à leur vie, à prendre confiance en elles pour concrétiser leurs projets personnels ou professionnels . Suis-je trop large ?Merciii par avance.

    1. ioana.marian

      Hello Jessica! Merci beaucoup pour ton commentaire. Il faut savoir que se spécialiser ne veut pas dire choisir une tranche d’âge ou dire si c’est un homme ou une femme. De même, la confiance en soi, la vie pro ou perso sont des thématiques et cela ne veut pas dire que tu as une niche car elles ne sont liées à aucun contexte. Travailler la confiance en soi par rapport à quel aspect ? Dans quel domaine de leur vie? Comment ces personnes sauront qu’elles ont confiance en elles à la fin de votre travail ensemble? Après cela dépend de quel type d’offre tu souhaites vendre: est-ce que tu vends des séances à l’unité? Est-ce que tu veux proposer des offres transformationnelles (sur plusieurs semaines ou plusieurs mois à un tarif à 3 ou 4 chiffres)? Si tu vends des séances à l’unité, la spécialisation n’est pas obligatoire. Par contre les offres premium demandent un autre type de fonctionnement et c’est là où il faut être spécialisé. Dis-moi si ça t’aide 🙂

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